Publié par - Twim'O Team
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on - mar. à 12:02 -
Classé dans - Rénovation, Construction et Bricolage -
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La crise du logement touche des ménages aux profils et aux parcours de vie très différents. Une étude de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), relayée en juin 2026 par la Banque des Territoires, indique qu’un jeune sur quatre n’a jamais quitté le domicile parental à 23 ans et qu’un sur sept se trouve encore dans cette situation à 25 ans.
Le vieillissement de la population soulève parallèlement la question de l’adaptation des logements. Près de 15 millions de personnes vivant en France ont 65 ans ou plus, soit environ 22 % de la population. Selon l’Agence nationale de l’habitat (Anah), seulement 6 % du parc est adapté aux personnes âgées, aux personnes handicapées ou en perte d’autonomie.
Ces situations conduisent certaines familles à rechercher des solutions permettant d’héberger un étudiant, un jeune actif ou un parent âgé à proximité, tout en préservant l’indépendance de chacun. Hexaom, groupe spécialisé dans la construction et la rénovation de maisons, met ainsi en avant plusieurs possibilités fondées sur la construction neuve ou la transformation du patrimoine existant.
« Derrière la crise du logement se cachent des situations très diverses. Un jeune adulte qui démarre sa vie professionnelle, un parent isolé qui a besoin d'espace supplémentaire, un senior qui souhaite rester proche de sa famille ou encore un étudiant qui ne trouve pas de logement. Dans tous ces cas, la maison individuelle offre des solutions concrètes qui peuvent être mises en œuvre rapidement tout en créant de la valeur patrimoniale », explique Loïc Vandromme, directeur général d’Hexaom.
Le Gouvernement s’est fixé pour objectif de construire deux millions de logements d’ici 2030, soit un rythme de 400.000 unités par an. Dans ce cadre, Hexaom défend la contribution de la maison individuelle, dont les délais de réalisation seraient, selon le groupe, inférieurs à 18 mois, contre deux à quatre ans pour certaines opérations collectives.
Le recours à une ossature bois préfabriquée dans l’usine Pobi de La Charité-sur-Loire, dans la Nièvre, permettrait de réduire ce calendrier de trois à quatre mois supplémentaires. Ces durées, fournies par Hexaom, devront cependant être appréciées en tenant compte de l’acquisition du terrain, des études, de l’obtention du financement, des autorisations d’urbanisme, des raccordements et des éventuels recours.
L’offre présentée par le groupe comprend des maisons à partir de 50 m², des modèles évolutifs ou sur mesure ainsi que des habitations de plain-pied conformes aux règles d’accessibilité applicables au projet. Hexaom indique que le prix moyen de vente de ses maisons s’établit en 2026 à 189.000 euros TTC, hors terrain, frais annexes et branchements.
La division parcellaire consiste à détacher une partie d’un terrain déjà bâti afin d’y réaliser une seconde construction. Celle-ci peut accueillir un enfant devenu autonome, un parent âgé ou un locataire.
Cette solution permet de mobiliser un foncier déjà urbanisé, mais sa faisabilité n’est jamais automatique. Elle dépend notamment du plan local d’urbanisme (PLU), de l’emprise au sol autorisée, des règles d’implantation et d’accès ainsi que des possibilités de raccordement aux réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement. Une division foncière peut également nécessiter une déclaration préalable ou un permis d’aménager selon la configuration du projet.
Lorsqu’un bâtiment s’y prête, l’aménagement des combles, la transformation d’un garage ou la construction d’une extension peuvent créer une pièce supplémentaire, voire un logement disposant de son propre accès. Ces surfaces peuvent répondre à un besoin familial, locatif ou professionnel sans imposer un déménagement.
Hexaom estime le coût de ces opérations entre 500 et 3.000 euros par mètre carré. Cette fourchette très large dépend de la structure existante, de la surface, de l’état du bâti, du niveau de finition, des travaux d’isolation et des équipements techniques nécessaires.
Les formalités varient selon la nature et la localisation du projet. Dans une zone urbaine couverte par un PLU, une extension créant plus de 5 m² et jusqu’à 40 m² peut généralement relever d’une déclaration préalable. Un permis de construire devient toutefois nécessaire dans certaines configurations, notamment lorsque les travaux portent la surface totale du bâtiment au-delà de 150 m². En dehors d’une zone urbaine couverte par un PLU, le seuil séparant déclaration préalable et permis de construire est généralement fixé à 20 m².
La transformation d’un garage ou de combles doit également respecter les règles d’urbanisme, d’habitabilité, de stationnement et, lorsque l’espace doit être loué, les critères de décence applicables au logement.
Hexaom commercialise également Natibox, un studio de jardin à ossature bois préfabriqué dans les usines Pobi. Le groupe annonce une installation sur site en une journée. Ce délai correspond à la pose du module et ne comprend pas nécessairement les études, la préparation du terrain, les fondations, les raccordements et les formalités administratives préalables.
Pour une annexe permanente indépendante, une déclaration préalable est généralement requise au-delà de 5 m² et jusqu’à 20 m² de surface de plancher ou d’emprise au sol. Au-delà de 20 m², un permis de construire est nécessaire. Le PLU peut par ailleurs fixer des règles particulières concernant l’implantation, l’aspect extérieur ou les distances avec les propriétés voisines.
D’après les données 2026 communiquées par Hexaom, l’hébergement d’un proche âgé représente 15 % des usages des studios Natibox, celui d’un étudiant 10 % et la mise en location 35 %. Le groupe ne précise pas la répartition des 40 % d’usages restants.
« Le studio de jardin répond à des besoins très concrets du quotidien. Il permet à chacun de conserver son indépendance tout en restant proche de sa famille. C'est une solution souple, rapide à mettre en œuvre et qui répond particulièrement bien aux nouvelles attentes des Français en matière de logement », souligne Loïc Vandromme.
La création d’une surface ou d’un logement supplémentaire peut accroître la valeur et les possibilités d’usage d’un bien immobilier. Elle entraîne néanmoins des coûts de construction, d’entretien, d’assurance et de raccordement, ainsi qu’une éventuelle augmentation de la fiscalité locale. Une annexe permanente de plus de 5 m² peut notamment être soumise à la taxe d’aménagement.
« Penser un logement pour répondre à plusieurs usages dans le temps, c'est permettre aux familles d'investir dans un patrimoine utile aujourd'hui et durable demain. Cette flexibilité constitue un atout majeur dans un contexte où les besoins évoluent rapidement au fil des étapes de la vie », explique Steve Beaudel, directeur marketing et de l’offre d’Hexaom.
Le dispositif fiscal Relance logement, également appelé « Jeanbrun », s’applique aux logements neufs situés dans des immeubles collectifs ainsi qu’aux logements anciens collectifs faisant l’objet d’un montant minimal de travaux. Il ne couvre donc pas la construction d’une maison individuelle destinée à la location.
Hexaom demande aux pouvoirs publics d’élargir ce mécanisme aux maisons individuelles et de maintenir le prêt à taux zéro au-delà de 2027.
« La maison individuelle permet de construire vite, partout en France, y compris là où le collectif ne trouve pas sa place. L'exclure du dispositif Jeanbrun revient à se priver d'un levier supplémentaire dans la lutte contre la crise du logement. Nous appelons à nouveau à une réintégration de la maison individuelle dans ce dispositif », affirme Loïc Vandromme.
« Il est également essentiel de continuer à soutenir l'accession à la propriété, notamment pour les primo-accédants. Chaque accession réussie contribue mécaniquement à fluidifier le marché locatif et à libérer des logements qui font aujourd'hui défaut à de nombreux ménages. Pour cela, le prêt à taux zéro est un excellent levier, et il doit être maintenu et renforcé au-delà de 2027 », conclut-il.
Repères réglementairesExtension en zone urbaine couverte par un PLU : déclaration préalable généralement possible jusqu’à 40 m², sous réserve de la surface totale obtenue après travaux. Extension hors zone urbaine couverte par un PLU : permis de construire généralement requis au-delà de 20 m². Annexe indépendante : déclaration préalable de plus de 5 à 20 m² et permis de construire au-delà de 20 m². Vérification locale indispensable : le PLU, les secteurs protégés, les servitudes, les raccordements et les règles de stationnement peuvent modifier la faisabilité du projet. |
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