Publié par - Twim'O Team
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on - lun. à 23:46 -
Classé dans - Rénovation, Construction et Bricolage -
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Après le point bas enregistré en mai, le moral des chefs d’entreprise poursuit son redressement. L’indicateur d’optimisme atteint 69 points en août 2026, soit une hausse de sept points depuis juin et un niveau proche de celui observé en janvier.
Cette amélioration ne traduit cependant pas un retour généralisé de la confiance. Les dirigeants portent un regard moins négatif sur la situation présente, mais restent prudents concernant leurs investissements, leurs effectifs et l’évolution de l’économie.
Les chiffres à retenir69 points pour l’indicateur d’optimisme en août 2026, en hausse de sept points depuis juin 64 % des dirigeants ont confiance dans l’avenir de leur propre entreprise à douze mois 19 % seulement sont prêts à engager immédiatement de nouveaux projets ou investissements 16 % dans la construction envisagent de lancer des projets dès la rentrée 20 % des dirigeants du BTP placent la trésorerie en tête de leurs préoccupations |
En août, 30 % des dirigeants interrogés considèrent que la situation est « très bien en ce moment », soit cinq points de plus qu’en juin. Parallèlement, la part de ceux qui estiment que la situation était meilleure auparavant recule de sept points, à 48 %.
Les perspectives demeurent en revanche stables : seuls 20 % des répondants pensent que la situation sera meilleure demain. Le redressement du moral repose donc davantage sur une amélioration du jugement porté sur le présent que sur une anticipation favorable des prochains mois.
Les dirigeants de la construction affichent une perception plus positive que la moyenne. Dans ce secteur, 41 % estiment que la situation actuelle est satisfaisante, contre 30 % pour l’ensemble de l’échantillon. Un quart anticipe une amélioration future, tandis que 32 % considèrent que la situation était meilleure auparavant.
Près de deux chefs d’entreprise sur trois, soit 64 %, se déclarent confiants dans l’avenir de leur société au cours des douze prochains mois. Cette proportion progresse d’un point depuis juin.
La confiance accordée à l’économie française reste nettement plus faible, à 15 %, malgré une progression de trois points. Elle atteint 16 % pour l’économie mondiale, en hausse de deux points.
La taille de l’entreprise influe fortement sur les réponses. La confiance dans l’avenir de sa propre structure passe de 58 % parmi les entreprises comptant un ou deux salariés à 80 % pour celles employant au moins 50 personnes.
La prudence domine les décisions de rentrée. Toutes activités confondues, 19 % des dirigeants se disent prêts à engager immédiatement de nouveaux projets ou investissements. Plus de la moitié, soit 53 %, préfèrent consolider l’existant, tandis que 13 % reportent des opérations initialement prévues.
Dans la construction, 16 % des chefs d’entreprise se déclarent prêts à lancer de nouveaux projets. Ils sont 53 % à privilégier la consolidation de leur activité, 15 % à se donner davantage de temps pour décider et 14 % à reporter certains investissements.
Les plus petites structures apparaissent comme les plus attentistes. Parmi les entreprises comptant un ou deux salariés, 62 % souhaitent avant tout consolider l’existant. À l’inverse, 34 % des sociétés employant au moins 50 salariés se disent prêtes à engager de nouveaux projets.
Pour l’ensemble des secteurs, les marges et les coûts ainsi que l’activité commerciale arrivent en tête des sujets de préoccupation, cités chacun par 19 % des répondants. La trésorerie suit avec 17 %.
Les priorités diffèrent toutefois dans le bâtiment et les travaux publics. Parmi les dirigeants de la construction :
Ces résultats distinguent la construction de l’industrie et du commerce, où l’activité commerciale occupe une place plus importante dans les inquiétudes exprimées.
La hausse des coûts reste très présente dans les décisions des dirigeants. Au total, 84 % déclarent surveiller leurs charges plus attentivement que d’habitude, soit deux points de plus qu’en juin.
Plus de la moitié des répondants, 56 %, estiment que l’inflation pourrait menacer la viabilité de leur entreprise. Cette proportion progresse de quatre points. Par ailleurs, 34 % rencontrent des difficultés pour obtenir le paiement de leurs clients dans les délais et 12 % indiquent avoir eux-mêmes des difficultés à régler leurs factures.
Les intentions d’embauche demeurent limitées. La stabilité des effectifs constitue la priorité de 77 % des dirigeants. Seuls 12 % envisagent d’augmenter le nombre de salariés, tandis que 11 % prévoient de le réduire.
Le vieillissement de la population et la contraction attendue de la population active constituent un autre enjeu pour les entreprises. À l’échelle de l’ensemble de l’échantillon, 76 % des dirigeants anticipent au moins une conséquence du choc démographique au cours des dix prochaines années et 58 % prévoient au moins un effet négatif.
Les difficultés de recrutement arrivent en tête des risques identifiés, avec 37 % des réponses, devant la hausse des coûts de main-d’œuvre à 23 %, les difficultés de transmission à 22 % et la nécessité d’adapter les modes de travail à 21 %.
Dans la construction, 69 % des dirigeants anticipent au moins un impact et 63 % redoutent une conséquence négative. Les difficultés de recrutement sont citées par 44 % des répondants du secteur, tandis que 31 % prévoient une hausse des coûts de main-d’œuvre.
Malgré cette prise de conscience, les entreprises du BTP restent peu nombreuses à avoir adapté leur stratégie. Dans la construction, 17 % déclarent avoir déjà engagé une démarche et 11 % envisagent de le faire. À l’inverse, 71 % ne prévoient actuellement aucune adaptation.
Trois quarts des dirigeants identifient au moins une thématique environnementale sur laquelle ils souhaiteraient être formés ou faire former leurs collaborateurs.
Dans la construction, cette proportion atteint 77 %. La santé et la sécurité au travail concentrent les attentes de 42 % des dirigeants du secteur, devant la gestion et la valorisation des déchets, citées par 20 %.
Les autres besoins concernent notamment l’air et le climat pour 14 % des répondants du BTP, l’énergie et l’eau pour 13 %, la pollution des sols pour 9 % et les risques naturels pour 8 %.
La 117e vague de la Grande consultation des entrepreneurs a été réalisée par OpinionWay pour CCI France et La Tribune auprès de 1.023 dirigeants d’entreprises comptant au moins un salarié.
Les entretiens téléphoniques se sont déroulés du 20 au 30 juillet 2026. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d’activité et la taille de l’entreprise, après stratification par région d’implantation. OpinionWay indique avoir appliqué les procédures de la norme ISO 20252.
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